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Les arbres comme source d'alimentation

Les habitudes alimentaires des insectes herbivores (qui se nourrissent de plantes) et d'autres animaux herbivores causent des dommages aux arbres. Les tissus les plus nutritifs se trouvent dans les parties de l'arbre en croissance active, comme le feuillage (feuilles ou aiguilles), le cambium (une fine couche de cellules en croissance située immédiatement sous l'écorce) et, dans une moindre mesure, les systèmes vasculaires qui s'étendent des racines aux branches. Les herbivores qui se nourrissent de bourgeons et de feuilles, comme la tordeuse des bourgeons de l'épinette et l'arpenteuse de la pruche, s'appellent des défoliateurs. Ceux qui se nourrissent sous l'écorce du cambium et des tissus vasculaires, comme le dendroctone du pin ponderosa et le charançon du pin blanc, s'appellent des insectes perceurs ou des insectes xylophages.

Au Canada, la plupart des insectes ne se nourrissent que d'une espèce d'arbre ou de quelques espèces étroitement apparentées. Le nom de l'arbre hôte préféré d'un insecte fait souvent partie de son nom commun, par exemple le scolyte de l'orme ou la chenille à houppes du Douglas. Au sein de l'espèce d'arbre choisie comme hôte, différentes classes d'âge d'arbres peuvent être préférées en raison de l'adéquation entre la ressource qu'est l'arbre et le cycle de vie de l'insecte. Par exemple, les grands arbres vigoureux et matures accueillent généralement des défoliateurs qui se nourrissent à l'air libre (par exemple, la livrée des forêts) et des pucerons suceurs de sève (par exemple, le puceron de l'écorce du pin). Les scolytes xylophages sont étroitement associés aux arbres affaiblis et âgés (par exemple, le dendroctone de l'épinette), tandis que d'autres insectes se rassemblent sur des arbres juvéniles immatures et à croissance rapide (par exemple, le charançon du pin blanc). Lors d'infestations irruptives, comme celles du dendroctone du pin ponderosa ou de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, tous les arbres d'un peuplement peuvent devenir vulnérables.

Les animaux plus grands, notamment les mammifères et les oiseaux, utilisent également les arbres comme source de nourriture, en broutant le feuillage ou en mangeant l'écorce, les pousses, les fruits et les graines. En hiver, les ongulés, comme les cerfs, les wapitis et les orignaux, dépendent souvent des pousses, des rameaux et de l'écorce pour s'alimenter.

Les pathogènes fongiques, contrairement aux insectes et aux autres animaux qui mangent les arbres, se développent dans leurs hôtes ou sur ceux-ci, sécrétant des enzymes pour décomposer les tissus végétaux en nutriments, qui sont ensuite absorbés par leurs parois cellulaires. Cela peut causer la pourriture du bois, comme la pourriture du cœur (c'est-à-dire la carie brune du tronc), ou d'autres symptômes, dont les chancres (chancre hypoxylonien) et les taches foliaires (tache foliaire des peupliers baumiers). Dans certains cas, les pathogènes fongiques excrètent également des toxines qui peuvent entraîner des symptômes, notamment le flétrissement ou le dépérissement, ou une réduction de la croissance. Certains champignons sont des espèces saprophytiques, c'est-à-dire qu'ils ne poussent que sur les tissus morts, lesquels sont le plus souvent le bois de cœur des arbres sur pied ou tombés au sol, tandis que d'autres sont parasites, c'est-à-dire qu'ils vivent sur les tissus végétaux vivants. Les rouilles sont des parasites obligatoires, ce qui signifie qu'elles ne peuvent pas se développer ou achever leur cycle de vie si elles ne croissent pas sur un hôte vivant. De nombreux champignons parasites, en particulier les rouilles, sont spécifiques à leur hôte, se développant sur une seule famille ou un seul genre de plantes hôtes (par exemple, la rouille vésiculeuse du pin blanc).

Les bactéries pathogènes des plantes, qui obtiennent également des nutriments par absorption, provoquent des maladies en produisant des toxines, en obstruant les tissus conducteurs d'eau par leur croissance ou en altérant la croissance des arbres par la production de tumeurs.

Les virus incitent leur arbre hôte à utiliser sa propre énergie pour répliquer les particules virales. Tout d'abord, ils injectent leur matériel génétique dans les cellules de leur hôte. Ensuite, ce matériel génétique programme les cellules hôtes pour qu'elles fabriquent de nouvelles particules virales, détournant ainsi l'énergie des fonctions normales de l'arbre.

Bien que les nématodes qui se nourrissent des plantes soient des animaux (vers ronds), ils sont généralement traités comme des agents pathogènes des plantes parce qu'ils sont microscopiques et que les dommages causés par leur alimentation provoquent des symptômes de maladie, comme le flétrissement. Les nématodes (par exemple, le nématode du pin) se nourrissent en perçant les cellules végétales à l'aide d'un stylet buccal microscopique en forme d'aiguille.