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Arpenteuse de la pruche

Renseignements généraux et importance

L'arpenteuse de la pruche est originaire d'Amérique du Nord et constitue un important défoliateur forestier. Elle est commune dans les milieux forestiers et urbains et peut être responsable de pertes importantes de volumes de bois et d'une défoliation coûteuse lors d'infestations. Les larves sont des consommatrices voraces, gaspilleuses et leur alimentation peut entraîner la mort d'arbres en une seule saison. Lorsque les populations de cet insecte atteignent des niveaux épidémiques, elles peuvent se déplacer de leur hôte préféré vers d’autres espèces d'arbres à proximité. Elles peuvent également causer de graves dommages dans les pépinières, les plantations, les plantations d'arbres de Noël et les peuplements utilisés pour la production de couronnes. Les infestations d'arpenteuses de la pruche commencent souvent soudainement et se terminent rapidement, et durent généralement trois ans. Les infestations se produisent périodiquement, généralement tous les 11 à 20 ans.

Aire de répartition et hôtes

L'arpenteuse de la pruche est présente partout en Amérique du Nord. Il existe trois sous-espèces reconnues de Lambdina fiscellaria (Guenée) en fonction de leur répartition géographique et de leurs hôtes :

Au Canada, bien que cet insecte soit présent dans tout le pays, aucune infestation importante n'a été signalée dans les régions continentales centrales. Aux États-Unis, des infestations importantes se sont produites principalement dans les États avoisinant les provinces de l'est et de l'ouest du Canada. Des infestations ont cependant été observées jusqu'en Géorgie au sud et jusqu'en Alaska au nord.

Parties de l'arbre affectées

Aiguilles de conifères, feuilles de feuillus

Symptômes et signes

Lorsque les jeunes larves émergent au printemps après avoir hiverné, elles passent les deux premiers stades larvaires à se nourrir des aiguilles (feuillage) des pousses de l'année en cours. À mesure qu'elles se développent, elles se déplacent vers les aiguilles plus vieilles pour se nourrir. Les larves gaspillent leur nourriture et laissent des aiguilles partiellement consommées pendant qu'elles se nourrissent. Bien qu'une grande partie de la défoliation par les larves matures se produise sur le plus vieux feuillage, elles retournent au nouveau feuillage et le mangent également une fois que le vieux feuillage a été consommé. Sur le chêne de Garry, l'arpenteuse du chêne de l’Ouest est un défoliateur quelque peu gaspilleur, car cette sous-espèce ne consomme qu'une partie des feuilles de chêne, les nervures et les parties des feuilles n'étant pas consommées. Lors des infestations, si l'approvisionnement en nourriture de l'arpenteuse de la pruche devient limité, elle aura recours au cannibalisme.

Les conifères défoliés lors d'une infestation d'arpenteuse de la pruche prennent une couleur brun rougeâtre en raison des habitudes alimentaires de l'insecte. Les aiguilles partiellement mangées et endommagées meurent et changent de couleur avant de tomber au sol de la forêt. La défoliation et le changement de couleur sont évidents sur le nouveau et le vieux feuillage. D'autres insectes défoliateurs ont tendance à consommer soit le vieux feuillage, soit le nouveau feuillage, mais rarement les deux, comme l'arpenteuse de la pruche.

Les larves de l'arpenteuse de la pruche ont une forme cylindrique lisse, sans poils ni soies, et deux paires de fausses pattes à l'extrémité postérieure de l'abdomen. Les larves grandissent de 3 à 33 millimètres au cours de leur développement. La couleur des larves varie du vert clair au jaune et au noir. Les larves produisent des filaments de soie pour descendre au sol et migrer vers de nouveaux sites d'alimentation ou pour rechercher des sites de pupaison à la fin de l'été. Ces filaments de soie sont abondants et couvrent les arbres pendant les infestations. Les pupes sont fusiformes, longues de 20 millimètres, et leur couleur peut varier du brun verdâtre au beige avec des taches plus foncées dispersées sur l'enveloppe dure de la pupe. Les papillons adultes ont des bords d'ailes festonnés, une envergure de 35 millimètres et une longueur de corps de 12 millimètres. L'intensité de la couleur peut varier considérablement au sein de l'espèce, bien que la plupart des papillons soient d'un jaune beige saupoudré d'écailles beiges ou brunes à brun-violet. Les papillons ont deux lignes plus foncées sur les ailes antérieures et une sur les ailes postérieures. Une tache plus foncée est généralement visible entre les deux lignes plus foncées sur chacune des ailes antérieures. Au repos, les papillons se couchent à plat, formant un large coin. Les mâles ont des antennes plus larges que les femelles, semblables à des plumes, qui leur permettent de détecter les phéromones libérées par les femelles pour l'accouplement. Les œufs de l'arpenteuse de la pruche sont ovoïdes, mesurant environ 1 sur 0,75 millimètre. Les œufs sont vert clair lorsqu'ils sont pondus pour la première fois et deviennent brun cuivré après quelques jours. Les œufs stériles restent de couleur verdâtre.

Cycle de vie

Toutes les sous-espèces de l'arpenteuse de la pruche produisent une génération par an. Les femelles adultes pondent leurs œufs individuellement ou en petits groupes de cinq œufs au maximum à la mi-octobre sur les arbres hôtes et sur les débris forestiers avoisinants. Les œufs éclosent à la fin du printemps, vers mai ou juin, au début de la croissance des arbres. Les larves passent leur temps à se nourrir du feuillage de l'hôte et quittent rarement cet endroit à moins que leur réserve de nourriture ne soit épuisée. L'arpenteuse de la pruche et l’arpenteuse de la pruche de l'Ouest se développent en cinq stades larvaires avant la pupaison, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador, où l'insecte ne passe que par quatre stades. Les larves de l'arpenteuse du chêne n'ont également que quatre stades larvaires. À la mi-août, après deux à trois mois d'alimentation, les larves recherchent des endroits protégés pour leur pupaison. La pupaison dure environ deux à trois semaines à la fin d'août et au début de septembre. Les papillons adultes commencent à apparaître au début de septembre jusqu'en octobre. La durée de vie des adultes est d'environ un mois, période pendant laquelle l'accouplement et la ponte des œufs ont lieu.

L'un des principaux facteurs limitant la dispersion des arpenteuses de la pruche est leur faible capacité de vol. Elles ne peuvent donc pas migrer loin pour s'accoupler ou pondre leurs œufs. Les infestations durent rarement plus de deux ou trois ans, car leur manque de mobilité les empêche d'accéder à de nouvelles zones d'alimentation. Les effets combinés du manque de nourriture des larves, des parasitoïdes, des prédateurs et des maladies sont responsables du déclin de la population d'arpenteuses de la pruche.

Les conditions météorologiques extrêmes peuvent accélérer l'effondrement des infestations et contribuer à maintenir les populations sous contrôle. Les œufs sont vulnérables aux périodes de froid intense de -37 °C qui durent quelques heures par jour. Les papillons ont du mal à supporter un temps inhabituellement froid et humide, et les fortes pluies pendant la période de vol entravent l'accouplement. Les périodes de fortes pluies ou de vents violents peuvent également déplacer les larves vers le sol, les rendant vulnérables à la prédation ou à la famine.

Les ennemis naturels jouent un rôle important dans la dynamique des populations d’arpenteuses de la pruche. Plusieurs espèces d’hyménoptères et de diptères sont des parasitoïdes de l’arpenteuse de la pruche. Ils s’attaquent à différents stades de développement (œufs, larves, pupes) et jouent un rôle dans le contrôle des populations. Un autre agent de contrôle naturel est une maladie causée par le virus de la polyédrose nucléaire qui se manifeste chez les larves d’arpenteuses et qui est un facteur supplémentaire de l’effondrement des infestations. Plusieurs espèces d’oiseaux se nourrissent de larves et de pupes, mais leur impact sur les populations est incertain.

Dommages

Les peuplements gravement défoliés par l'arpenteuse de la pruche pendant une ou deux saisons subissent souvent une mortalité importante : jusqu'à 92 % lorsque la défoliation dépasse 90 %. Les arbres qui survivent à la défoliation présentent ensuite une croissance radiale réduite pendant plusieurs années et sont vulnérables aux ravageurs secondaires en raison de leur état de faiblesse après une infestation. Les conifères stockent des glucides complexes (amidon) dans leurs aiguilles, et une défoliation répétée peut influencer considérablement leur capacité de récupération. Les hôtes feuillus sont généralement beaucoup moins touchés et se rétablissent souvent rapidement par rapport aux conifères. Les peuplements feuillus endommagés par l'arpenteuse de la pruche utilisent l'amidon emmagasiné dans la tige, le tronc et les racines pour alimenter la production de nouvelles feuilles au printemps.

Les infestations d’arpenteuses de la pruche sont responsables de pertes de millions de mètres cubes de bois pendant et peu après les infestations. Entre 1910 et 1975, les infestations d’arpenteuses de la pruche ont causé des pertes de bois estimées à 12 millions de mètres cubes à Terre-Neuve-et-Labrador et à 24 millions de mètres cubes au Québec. Le rétablissement des arbres individuels et des zones forestières est souvent lent. De grandes étendues d’arbres morts et endommagés peuvent réduire l’esthétique de la forêt pour les activités récréatives et touristiques. Lors de grandes infestations, les larves et les excréments qui tombent du couvert forestier peuvent être une nuisance dans les terrains de camping et autres aires de loisirs. Les risques d’incendies de forêt après une infestation sont une considération majeure, car la mortalité des arbres peut ajouter des combustibles secs extrêmement inflammable et peut servir d’« échelle » pour que le feu se propage du sol forestier aux cimes. Les incendies de cimes sont beaucoup plus dommageables que les incendies de surface.

Lors d'infestations majeures, une série de conséquences écologiques peuvent se produire, notamment des changements dans la structure des peuplements et la diversité des espèces, ainsi qu'une diminution de la qualité de l'eau. Ces effets sont souvent transitoires et sont similaires à ceux d'autres insectes défoliateurs dont les infestations couvrent de vastes zones.

Prévention et répression

Les stratégies de répression d’un ravageur particulier varient suivant plusieurs facteurs, notamment :

L’acquisition d’information sur chacun de ces facteurs est nécessaire aux prises de décisions relatives à l’application de l’une ou l’autre des stratégies de lutte contre un ravageur. Ces facteurs devront être soigneusement mis en balance par rapport aux coûts et avantages avant qu’on entreprenne toute action contre un ravageur particulier.

La surveillance des populations d'arpenteuses de la pruche peut être un outil utile pour prédire et traiter les infestations. Les relevés aériens, appuyés par les résultats de piégeage par pièges lumineux, à phéromones et à ponte, aident à faire des prévisions de population.

Dans le contexte de l’aménagement forestier, les infestations peuvent également être évitées par des mesures sylvicoles, en procédant à une récolte préventive des peuplements hôtes de sapins baumiers, de pruches et d’épinettes surannés. D’autres techniques sylvicoles, comme la modification de la composition des peuplements forestiers pour réduire leur vulnérabilité aux dommages ou une  coupe de récupération des forêts touchées par l’arpenteuse, sont également utiles. Dans les zones vulnérables aux infestations et où les aménagistes forestiers ont la possibilité de le faire, il est recommandé de planter des peuplements contenant moins de 50 % d’espèces hôtes pour éviter ou limiter le risque d’infestations futures.

En cas d'infestation, l'option la plus courante pour la répression des ravageurs est un insecticide biologique à base de la bactérie Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk). Le Btk est une bactérie du sol qui, bien que mortelle pour les larves de papillons qui se nourrissent de feuillage traité, n'est pas considérée comme toxique pour les humains, les autres mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens ou d'autres types d'insectes. Le Btk peut être appliqué à grande échelle par pulvérisation aérienne ou sur des arbres et des arbustes individuels au cours d’infestations. Le Btk et les phéromones sont définis comme des produits antiparasitaires et sont réglementés au Canada. Les produits homologués pour une utilisation contre l'arpenteuse de la pruche dans des situations particulières peuvent changer d'une année à l'autre. Ainsi, pour connaître les produits actuellement homologués et pour obtenir des renseignements quant à leur usage contre ce ravageur, veuillez consulter la base de données Information sur les produits antiparasitaires de Santé Canada. Tout produit homologué devrait être appliqué en fonction de la taille de la population et seulement lorsque nécessaire et au stade de vie indiqué. Il est recommandé également de consulter un professionnel local en arboriculture. Les pesticides peuvent être toxiques pour les humains, les animaux, les oiseaux, les poissons et d’autres insectes utiles. Veuillez, par conséquent, appliquer les produits homologués uniquement en cas de besoin et conformément aux indications inscrites sur l’étiquette du fabricant. Dans certaines juridictions et certaines situations, seul un professionnel autorisé peut appliquer des pesticides. Il est recommandé de consulter les autorités locales compétentes pour déterminer les réglementations locales en vigueur.

Photos

Larve
Vues dorsale et ventrale d'une chrysalide (longueur : 20 mm)
Larve
Chenille mature sur un rameau de sapin (longueur : 32 mm)
Larve
Oeufs déposés sur la tige d'un rameau de sapin (longueur, environ 0,9 mm)
Adulte au repos (envergure des ailes, 32 mm)
Forêt de sapin sévèrement défoliée en juillet
Apparence de sapins baumiers sévèrement défoliés en juillet
Parasitoïde mâle émergé de la prépupe de l'arpenteuse de la pruche
Parasitoïde femelle émergé de la prépupe de l'arpenteuse de la pruche
Apparence de sapins baumiers sévèrement défoliés en juillet
Forêt de sapin sévèrement défoliée en juillet
Forêt sévèrement défoliée
Adulte

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