Chenille à houppes rousses
- Nom commun anglais : Rusty tussock moth
- Autre(s) nom(s) commun(s) : Bombyx antique, orgyie antique
- Nom scientifique : Orgyia antiqua (L.)
- Règne : Animalia
- Embranchement : Arthropoda
- Classe : Insecta
- Ordre : Lepidoptera
- Famille : Erebidae
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Liste partielle des synonymes :
- Bombyx antiqua L.
- Notolophus antiqua L.
- Orgyia badia Henry Edwards
- Phalaena antiqua L.
Renseignements généraux et importance
La chenille à houppes rousses est originaire d'Europe, mais elle est maintenant établie dans tout l'hémisphère nord. Elle a été observée dans de nombreuses régions du Canada depuis la fin du 19e siècle. Les femelles attirent les mâles à des distances considérables en libérant une phéromone.
La chenille à houppes rousses est un défoliateur généraliste qui se nourrit de plus de 50 espèces de conifères et de feuillus. Son régime alimentaire varié et sa large répartition, ainsi que son apparence remarquable, font de la chenille à houppes rousses un insecte remarquable dans une variété d'habitats urbains et ruraux avec divers végétaux. Elle a été plus fréquemment signalée dans les climats humides et maritimes que dans les zones continentales plus sèches. Parfois, la chenille à houppes rousses devient suffisamment commune pour endommager les arbres fruitiers et les buissons, mais ces dégâts sont généralement isolés et de courte durée.
La chenille à houppes rousses est parfois confondue avec deux insectes forestiers indigènes : la chenille à houppes du Douglas et la chenille à houppes blanches. Ces trois espèces sont étroitement apparentées et partagent de nombreuses caractéristiques, notamment un stade de chenille velue aux couleurs spectaculaires ainsi qu’une femelle incapable de voler. Les mâles volent très bien et sont attirés par le même leurre à phéromones utilisé pour piéger la chenille à houppes du Douglas.
Aire de répartition et hôtes
Introduite en Amérique du Nord, elle est maintenant établie partout au Canada et au sud jusqu'aux États du centre de l'Atlantique et au nord de la Californie dans les forêts côtières, montagnardes et tempérées mixtes. La chenille à houppes rousses se nourrit de la plupart des espèces d'arbres feuillus et de conifères courants, notamment l'aulne (Alnus), le bouleau (Betula), le saule (Salix), le chêne (Quercus), le peuplier (Populus), l'épinette de Sitka (Picea sitchensis) et le douglas (Pseudotsuga), ainsi que des plantes de sous-bois associées comme le bleuet (Vaccinium). Sa large gamme d'hôtes lui permet de prospérer dans les landes et de se nourrir de plantes urbaines ornementales.
Parties de l'arbre affectées
Les dommages se produisent sur le feuillage de nombreux conifères, feuillus et arbustes. En cas de forte densité, l'écorce tendre des rameaux peut également être endommagée.
Symptômes et signes
Les larves de la chenille à houppes rousses mesurent 30 millimètres de long et sont remarquables par leur apparence : elles sont couvertes de quatre touffes de poils denses, blancs à jaunâtres, au milieu de leur dos, et de longs poils blancs partant de tubercules orange sur le reste de leur corps. Deux longues touffes noires en forme de crayon se projettent vers l'avant au-dessus de leur tête noire, et une autre longue touffe se projette vers l'arrière à partir de l'arrière de l'abdomen. La pupaison se déroule dans un cocon de soie lâche. Les femelles adultes semblent dépourvues d’ailes, mais elles sont plutôt réduites et vestigiales. Les mâles ont des ailes rouille, rouge-orange, avec une tache blanche au milieu du dos de l'aile antérieure et une envergure de 30 millimètres. Les mâles ont également de grandes antennes plumeuses. Les œufs sont pondus en grappes lâches. Contrairement à de nombreuses autres chenilles à houppes, ces œufs ne sont pas protégés par des poils ou des sécrétions.
Les dommages apparaissent au début de l'été sous forme de trous et de feuilles aux bords irréguliers sur les feuillus ainsi que d'aiguilles coupées sur les conifères. Les dommages sont généralement plus fréquents au sommet de l'arbre et au bout des branches.
Cycle de vie
Au Canada, la chenille à houppes rousses ne produit qu'une seule génération par an, bien qu'une deuxième génération partielle ait été signalée dans d'autres régions. Elle hiverne sous forme d'œuf. Les larves émergent à la fin du printemps et se dispersent vers les plantes voisines, souvent en se laissant planner sur des fils de soie à travers son l'habitat. Une fois installées, elles se nourrissent tout au long des mois d'été. La pupaison se déroule dans un cocon de soie à la fin de la période d'alimentation, de la fin juillet au début août. Les adultes émergent au bout de deux semaines. La femelle, incapable de voler, attire les papillons mâles avec une phéromone. Les femelles accouplées pondent des centaines d'œufs en grappes lâches.
Dommages
La chenille à houppes rousses cause rarement des dommages importants aux plantes. Néanmoins, elle peut se nourrir de nombreuses plantes différentes et vivre dans des habitats ouverts et cultivés, ce qui peut entraîner des dommages occasionnels aux arbres fruitiers, aux arbres d'agrément ou de pépinières. Lorsque les populations deviennent importantes, elles sont localisées et de courte durée. Les plantes endommagées se rétablissent généralement.
Comme chez d’autres chenilles à houppes, certaines personnes ont des réactions allergiques aux poils urticants des larves (tussocose).
Prévention et répression
Pest management strategies for a particular pest vary depending on several factors. These include:
- the population level of the pest (how numerous the pest is on the affected host[s]);
- the expected damage or other negative consequences of the pest’s activity and population level (either to the host, property, or the environment);
- an understanding of the pest’s life cycle, its various life stages, and the various natural or abiotic agents that affect population levels;
- how many individual host specimens are affected (an individual tree, small groups of trees, plantations, forests);
- the value of the host(s) versus the costs of pest management approaches; and
- consideration of the various silvicultural, mechanical, chemical, biological, and natural control approaches available and their various advantages and disadvantages.
Decisions about pest management strategies require information about each of these factors for informed decision-making. These various factors should then be weighed carefully in terms of costs and benefits before action is taken against any particular pest.
The sporadic and short-term nature of infestations makes it difficult to forecast damage and effective intervention. Fortunately, the low level of damage sustained during infestations normally does not require action. Pheromone traps may be used to monitor population levels, followed by searches for eggs to attain more precise information on location and density of populations. Mass trapping with pheromone traps has been considered.
Pheromones and insecticides are defined as pest control products and are regulated in Canada. Products registered for use against rusty tussock moth under specific situations may change from year to year. Therefore, please search Health Canada’s Pesticide Product Information Database for currently registered products and product information for use against this insect. The application of any registered product should be based on population size and applied only when necessary and against the approved life stage. It is also recommended to consult a local tree care professional. Pesticides may be toxic to humans, animals, birds, fish, and other beneficial insects. Apply registered products only as necessary and follow all directions and precautions noted on the manufacturer’s label. In some jurisdictions and situations, only a licensed professional can apply pesticides. Consulting relevant local authorities to determine local regulations that are in place is recommended.
Photos
Références sélectionnées
Geistlinger, N.J. 1964. Rusty tussock moth in interior British Columbia, 1963. Department of Forestry, Forest Entomology and Pathology Branch. Ottawa, Ontario. Bi-Monthly Progress Report 20(5), 4.
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Hardy, G.A. 1945. Notes on the life history of the vapourer moth (Notolophus antiqua badia) on Vancouver Island (Lepidoptera, Liparidae). Journal of the Entomological Society of British Columbia, 42, 3-6. https://journal.entsocbc.ca/index.php/journal/article/view/747/755 [Consulté en avril 2024]
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