Charançon du pin tordu

  • Nom latin : Pissodes terminalis (Hopping)
  • Nom anglais : Lodgepole terminal weevil
  • Ordre : Coleoptera
  • Famille : Curculionidae
Description

Distribution

Colombie-Britannique, Yukon

Ce charançon se rencontre dans la plupart des régions de l’ouest de l’Amérique du Nord, du Manitoba à la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest au Colorado et à la Californie. En Colombie-Britannique, il atteint son abondance maximale dans les régions intérieures situées au sud du 56e parallèle.

Micro-habitat(s)

Pousse annuelle, Flèche

Dommages, symptômes et biologie

En s’alimentant à l’intérieur de la flèche terminale de l’hôte, le charançon du pin tordu provoque le dépérissement et la torsion de la tige principale et une réduction de la croissance verticale de l’hôte.

Le charançon du pin tordu attaque et tue la flèche terminale de l’année en cours des jeunes pins de 2 à 7 m de hauteur. Il affiche une certaine préférence pour les sujets vigoureux poussant dans des peuplements de faible densité. Habituellement, une des branches du verticille situé immédiatement sous la flèche attaquée remplace celle-ci, ce qui entraîne une torsion de la tige principale. Moins fréquemment, deux ou plusieurs flèches latérales se partagent la dominance apicale, produisant une cime fourchue ou lui conférant un port en candélabre caractéristique. Dans les plantations gravement infestées, les attaques répétées peuvent entraîner la formation de tiges ramifiées ou tordues et une réduction de la croissance verticale. Le charançon du pin tordu est généralement considéré comme un ravageur d’importance mineure.

En endommageant les tiges, le charançon du pin tordu compromet la croissance verticale de l’hôte et altère le fil au niveau de la portion recourbée de la flèche, réduisant ainsi le volume en bois marchand et la qualité du bois (Maher, 1979). Pour détecter rapidement les premiers signes d’une infestation, il faut inspecter minutieusement les flèches afin d’y déceler la présence éventuelle de trous d’alimentation et d’encoches de ponte. La présence du ravageur est souvent révélée par la décoloration graduelle et la torsion des flèches, qui virent au rouge au cours du printemps suivant. La présence de tiges courbées ou fourchues est indicatrice d’attaques passées.

Œuf : subglobuleux, 0,5 sur 0,8 mm, blanc translucide.

Larve : corps crème, avec la capsule céphalique havane; apode, mesurant environ 10 mm de longueur à maturité.

Nymphe : blanche, environ de la même taille et de la même forme que l’adulte, pourvue d’un rostre proéminent.

Adulte : 5 à 7 mm de longueur; corps cylindrique, rétréci vers l’arrière, brun rougeâtre marbré avec une bande d’écailles jaunes et blanches plus ou moins continue près du vertex de la déclivité élytrale, avec la tête pourvue d’un rostre allongé et proéminent.

Le charançon du pin tordu est un insecte univoltin (une génération par année). Les adultes émergent à la fin du printemps ou au début de l’été et s’alimentent pendant un certain temps sur les nouvelles pousses terminales avant d’atteindre leur maturité sexuelle et de s’accoupler. Les femelles grugent alors des encoches de ponte dans la flèche terminale et déposent habituellement un œuf dans chacune d’entre elles. Ces encoches ressemblent aux morsures d’alimentation, mais elles sont recouvertes d’un exsudat brun. L’éclosion survient environ deux semaines après la ponte. Les jeunes larves commencent à forer une galerie au hasard dans le phloème et le cortex, sans percer l’écorce. Parvenues au deuxième stade, elles cheminent vers l’extrémité de la flèche terminale en suivant une trajectoire en spirale, provoquant l’annélation complète de la flèche. Les larves des troisième et quatrième stades migrent dans la moelle pour y achever leur développement. Les loges nymphales, de forme elliptique et recouvertes de particules de bois, sont aménagées dans la moelle de la flèche terminale, à n’importe quel point de cette dernière. Habituellement, seulement une ou deux larves parviennent à maturité à l’intérieur d’une même flèche. Dans de nombreuses flèches, toutes les larves meurent avoir d’avoir bouclé leur développement. En Colombie-Britannique, la nymphose survient à l’automne ou au printemps. La plupart des individus hibernent au stade larvaire, mais certains hibernent à l’état de nymphe ou d’adulte.

Autres informations

Le charançon du pin blanc (Pissodes strobi [Peck.]) peut également attaquer et tuer la flèche terminale des pins tordus, mais contrairement au charançon du pin tordu, il pond ses œufs et s’alimente à l’état larvaire dans la flèche terminale de l’année précédente, provoquant ainsi sa destruction et celle de la nouvelle flèche.

Activités de recherche : Les travaux antérieurs et en cours visent à mieux comprendre la variation génétique au sein des populations, à déterminer la phénologie du développement du ravageur, à préciser la gamme des champignons et ennemis naturels qui lui sont associés et à évaluer son impact.

Publications du Service canadien des forêts

Charançon du pin tordu

Régime et comportement alimentaire

  • Phloèmophage : Qui se nourrit des tissus du phloème.
    • Endophage : Qui se nourrit à l'intérieur d'un hôte animal ou végétal.
  • Xylophage : Qui se nourrit de tissus ligneux (de bois).
    • Endophage : Qui se nourrit à l'intérieur d'un hôte animal ou végétal.
Informations sur les hôtes

Le charançon du pin tordu (Pissodes terminalis Hopping) attaque les jeunes pins tordus (Pinus contorta Dougl.) et les pins gris (Pinus banksiana Lamb.)

Hôte(s) principal(aux)

Pin tordu latifolié

Hôte(s) secondaire(s)

Épinette blanche, épinette blanche de l'Ouest, Épinette d'Engelmann, Épinette de Sitka, pin albicaule, pin argenté, pin blanc, pin flexible, pin gris, pin ponderosa, pin tordu côtier, pruche de l'Ouest

Date de modification :