Tordeuse du mélèze

Tordeuse du mélèze -
  • Nom latin : Zeiraphera improbana (Walker)
  • Nom anglais : Larch needleworm
  • Ordre : Lepidoptera
  • Famille : Tortricidae
  • Synonyme(s) : Zeiraphera diniana Guenée
Description

Distribution

Partout au Canada

Micro-habitat(s)

Aiguille

Dommages, symptômes et biologie

Dès les mois de mai et juin, des faisceaux d’aiguilles liées par des fils de soie sous forme de tube avec de petites chenilles à l’intérieur sont les premiers signes de la présence de la tordeuse du mélèze.

Plus tard en saison, lorsque la population larvaire est élevée, on observe une défoliation sévère causant le rougissement des arbres et une réduction de leur croissance. Ces dégâts surviennent toutefois suffisamment tôt dans la saison pour permettre au mélèze de produire de nouvelles aiguilles avant l’hiver; celles-ci sont alors plus courtes que la normale.

Pondus en groupe et insérés dans les cônes de l’année en cours, les œufs éclosent au printemps suivant et les larves néonates commencent à s’alimenter sur les faisceaux de jeunes aiguilles. Par la suite, les chenilles plus âgées s’attaquent à des faisceaux d’aiguilles plus longues qu’elles relient par des fils de soie en tubes compacts. Une fois leur développement terminé, elles se laissent tomber au sol et se tissent un cocon dans les débris de litière dans lequel elles se transformeront en chrysalide.

Cycle biologique (à l'est des Rocheuses)

Cycle biologique (à l'est des Rocheuses)
Stade/Mois J F M A M J J A S O N D
Oeuf
 
 
Larve
 
Pupe
 
Adulte
 

Autres informations

Longtemps confondue avec l’espèce européenne Zeiraphera diniana Guenée, la tordeuse du mélèze a été rapportée pour la première fois au Canada en 1937. Bien qu’elle ait déjà pullulé de façon importante, elle génère habituellement des épidémies de courte durée et sur des territoires peu étendus. La première invasion observée remonte à 1965 et a affecté le mélèze occidental en Colombie-Britannique. À partir du début des années 70, les seules attaques rapportées concernent essentiellement le mélèze laricin dans l’est du Canada. À partir de 1975, on a commencé à observer un déclin puis une disparition des infestations, exception faite de certains foyers isolés en Ontario et dans l’est du Québec.

Aucune mesure de contrôle n’est requise étant donné la faible superficie des peuplements de mélèzes et la courte durée des infestations.

Publications du Service canadien des forêts

Tordeuse du mélèze

Régime et comportement alimentaire

  • Phyllophage : Qui se nourrit du tissu de la feuille des végétaux.
    • Lieuse : Qui lie par des fils de soie deux ou plusieurs feuilles, ou des aiguilles, en formant un tube, pour se cacher ou se nourrir.
Informations sur les hôtes

Hôte(s) principal(aux)

Épinette noire, mélèze laricin

Photos
  • Tordeuse du mélèze
  • Tordeuse du mélèze
  • Tordeuse du mélèze
  • Tordeuse du mélèze Groupe d'oeufs éclos sous les écailles d'un cône de mélèze
  • Tordeuse du mélèze Chenille à travers ses déchets sur le feuillage (longueur, 10 à 12 mm)
  • Tordeuse du mélèze Chenilles sur un faisceau d'aiguilles reliées avec de la soie
  • Tordeuse du mélèze Chrysalide sur le feuillage (longueur, 8 mm)
  • Tordeuse du mélèze Adulte au repos (envergure des ailes, 17 mm)
  • Tordeuse du mélèze Peuplement de mélèze sévèrement défolié
  • Tordeuse du mélèze Chenilles sur un faisceau d'aiguilles reliées avec de la soie
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