- Nom commun anglais : Seedling debarking weevil
- Nom scientifique : Hylobius congener Dalla Torre, Schenkling and Marshall
- Règne : Animalia
- Embranchement : Arthropoda
- Classe : Insecta
- Ordre : Coleoptera
- Famille : Curculionidae
Distribution
- Partout au Canada
Dommages, symptômes et biologie
Le charançon Hylobius congener est un insecte indigène qui se nourrit de l’écorce des semis de conifères, compromettant ainsi leur établissement et leur croissance. La mortalité induite par le ravageur chez les arbres en plantation peut être très élevée dans certaines régions où la régénération naturelle est faible.La durée du cycle vital du charançon est de deux ans
Au printemps, à compter de la fin avril, les adultes émergent de l’humus et de la litière où ils ont hiberné. De mai à juillet, ils sont attirés vers les sites de coupe récents par l’odeur de la résine et se nourrissent de l’écorce des semis de conifères.
Une fois accouplées, les femelles déposent jusqu’à une centaine d’œufs sous l’écorce des souches, des grumes et des rémanents de conifères. L’éclosion survient plusieurs semaines plus tard. Les larves se nourrissent dans la couche de cambium (écorce interne).
Le ravageur passe normalement son premier hiver au stade prénymphal, mais il peut hiberner au stade larvaire si l’éclosion a été tardive. La nymphose survient au cours de l’été suivant. Les adultes émergent de juillet à octobre, se nourrissent pendant plusieurs semaines puis, avec l’arrivée du temps froid, s’enfouissent dans l’humus et la litière pour hiberner.
En rongeant l’écorce des semis de conifères, les adultes provoquent la formation de cicatrices irrégulières sur la tige. Les semis dont au moins 50 % de l’écorce a été dévorée meurent généralement. Les blessures causées par l’alimentation du charançon constituent également une porte d’entrée pour les agents phytopathogènes.
Autres informations
Aux fins de la lutte contre ce charançon en Nouvelle-Écosse, on recommande d’attendre deux ans avant de replanter des semis dans les zones de coupe. Si ce délai ne peut être respecté, l’enlèvement de la couche de litière et d’humus ou la plantation des semis dans des sites scarifiés permet de réduire d’au moins 50 % les déplacements du ravageur vers les semis.Publications du Service canadien des forêts
Informations sur les hôtes
Toutes les espèces de pins, mais également l’épinette noire, l’épinette blanche, le sapin baumier, le mélèze, la pruche, le genévrier et le thuya occidental.Hôte(s) principal(aux)
- Conifère