Neodiprion mundus
- Nom commun anglais : Neodiprion mundus
- Nom scientifique : Neodiprion mundus Rohwer
- Règne : Animalia
- Embranchement : Arthropoda
- Classe : Insecta
- Ordre : Hymenoptera
- Famille : Diprionidae
Renseignements généraux et importance
Neodiprion mundus est originaire de l'ouest de l'Amérique du Nord. Sa population est rarement suffisamment importante pour être destructrice. Il se nourrit exclusivement de pins ponderosa (Pinus ponderosa) de tous âges.
Les femelles diprions ont un ovipositeur en forme de scie, qu'elles utilisent pour découper des fentes dans le feuillage de l'arbre hôte et y déposer leurs œufs. Les œufs non fécondés deviennent des mâles. Les diprions adultes ressemblent à leurs cousines ailées, les abeilles et les guêpes, avec des ailes membraneuses. Elles se distinguent par une « taille » plus large entre le thorax et l'abdomen.
Aire de répartition et hôtes
Neodiprion mundus est présent dans toute l'aire de répartition de son hôte principal, le pin ponderosa, depuis l'intérieur sud de la Colombie-Britannique jusqu'en Californie.
Parties de l'arbre affectées
Se nourrit des aiguilles des années précédentes (vieilles).
Symptômes et signes
Les larves de diprions ressemblent superficiellement aux larves de papillons de nuit et de papillons (chenilles). Les deux groupes ont trois paires de pattes segmentées sur leur thorax et un nombre variable de fausses pattes non segmentées, ou protubérances charnues en forme de pattes, sur la partie inférieure de leurs segments abdominaux. Les larves de diprions n'ont pas de fausses pattes ou six paires ou plus sur leurs segments abdominaux. Les chenilles ont cinq paires de fausses pattes ou moins. La variation et le chevauchement importants dans l'apparence des espèces de diprions apparentées rendent l'identification difficile à moins que les caractéristiques de plusieurs stades de vie ne puissent être observées.
Neodiprion mundus se nourrit ouvertement en colonies. S’ils sont dérangés, ils lèvent la tête ensemble dans une posture défensive et peuvent régurgiter du liquide. Les larves consomment les vieilles aiguilles (des années précédentes), ce qui fait que les aiguilles fraîches aux extrémités des pousses semblent intactes. Les œufs peuvent être observés dans des fentes pratiquées sur les bords des aiguilles de pin en automne et tout au long de l'hiver. Neodiprion mundus est la plus grande des nombreuses espèces de diprions que l'on peut trouver sur les pins ponderosa. Les larves matures peuvent mesurer jusqu'à 24 millimètres de long. La tête brune ou noire des larves n'est pas marquée et elle peut passer au rouge au cours de l'avant-dernier stade larvaire. Le corps de la larve est vert grisâtre, avec une bande gris clair au milieu du dos (médiodorsale) et une large bande gris verdâtre de chaque côté (latérale). Vers le bas de son corps, il présente une bande gris clair, une bande gris verdâtre foncé et une bande gris clair.
Cycle de vie
Neodiprion mundus produit une génération par an. Les œufs sont pondus dans des fentes pratiquées sur les bords des aiguilles de pin par les femelles adultes à la fin de l'été. Les œufs sont séparés par une distance inférieure à la longueur de la fente. L'insecte hiverne au stade d'œuf. Il est probable qu'un certain développement embryonnaire se produise avant l'hiver. Les larves éclosent en mai et se nourrissent jusqu'à la fin juin ou début juillet. Les larves matures tombent au sol sous l'arbre et tissent un cocon. Les femelles produisent des cocons plus grands que les mâles. Les adultes émergent de la fin juillet à août.
Dommages
Neodipirion mundus est commun mais atteint rarement des densités destructrices. De plus, il ne se nourrit que du feuillage des années précédentes, de sorte qu'il ne provoque pas de défoliation totale. Des infestations localisées ont été signalées mais sont peu fréquentes.
Prévention et répression
Les populations de Neodiprion mundus causent rarement des dommages importants. Cependant, dans certains cas, les pousses peuvent être défoliées de façon éparse (mais pas totalement). Les colonies peuvent être éliminées à la main sur des arbres individuels plus petits dans des aménagements paysagers.
Les stratégies de répression d’un ravageur particulier varient suivant plusieurs facteurs, notamment :
- le niveau de la population du ravageur (c'est-à-dire le nombre de ravageurs présents sur l'hôte ou les hôtes affectés);
- les dommages prévus ou toute autre conséquence négative résultant de l'activité du ravageur et du niveau de sa population sur l'hôte, les biens ou l'environnement;
- la compréhension du cycle de vie du ravageur, de ses divers stades de développement, de même que des divers agents biotiques et non biotiques qui affectent les niveaux de ses populations;
- le nombre de spécimens hôtes touchés (un seul arbre hôte, un petit groupe d’arbres hôtes, une plantation, une forêt);
- la valeur attribuée à l'hôte ou aux hôtes compte tenu des coûts rattachés aux approches de lutte contre le ravageur;
- la prise en considération des diverses approches de lutte de nature sylvicole, mécanique, chimique, biologique et naturelle, de même que de les avantages et désavantages de chacune.
L’acquisition d’information sur chacun de ces facteurs est nécessaire aux prises de décisions relatives à l’application de l’une ou l’autre des stratégies de lutte contre un ravageur. Ces facteurs devront être soigneusement mis en balance par rapport aux coûts et avantages avant qu’on entreprenne toute action contre un ravageur particulier.
Les pesticides homologués pour une utilisation contre Neodiprion mundus dans des situations particulières peuvent changer d'une année à l'autre. Ainsi, pour connaître les produits actuellement homologués et pour obtenir des renseignements quant à leur usage contre ce ravageur, veuillez consulter la base de données Information sur les produits antiparasitaires de Santé Canada. Tout produit homologué devrait être appliqué en fonction de la taille de la population et seulement lorsque nécessaire et au stade de vie indiqué. Il est recommandé également de consulter un professionnel local en arboriculture. Les pesticides peuvent être toxiques pour les humains, les animaux, les oiseaux, les poissons et d’autres insectes utiles. Veuillez, par conséquent, appliquer les produits homologués uniquement en cas de besoin et conformément aux indications inscrites sur l’étiquette du fabricant. Dans certaines juridictions et certaines situations, seul un professionnel autorisé peut appliquer des pesticides. Il est recommandé de consulter les autorités locales compétentes pour déterminer les réglementations locales en vigueur.
Photos
Dion Manastyrski Centre de foresterie du Pacifique, Victoria (Colombie-Britannique) / Pacific Forestry Centre, Victoria, British Columbia
Références sélectionnées
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