Xylebore épineux

  • Nom latin : Xyleborinus saxeseni (Ratzeburg)
  • Nom anglais : Lesser shothole borer
  • Famille :
  • Synonyme(s) : Xyleborinus tsugae Swaine,
    Tomiscus decolor Boildieu,
    Tomiscus dohrnii Wollaston,
    Xyleborus libocedri Swaine,
    Xyleborus saxeseni Ratz.
Description

Distribution

Ontario, Nouvelle-Écosse, Colombie-Britannique, Québec

Distribution ailleurs dans le monde

Afrique du Sud, Allemagne, Asie centrale, Australie, Belarus, Belgique, Corée, Croatie, Espagne, États-Unis, France, Kazakhstan, Mexique, Moldavie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, pays baltes, Pays-Bas, République Tchèque, Royaume-Uni, Russie, Turquie, Ukraine

Micro-habitat(s)

Écorce, Aubier

Dommages, symptômes et biologie

C’est un insecte de petite taille (de 2,0 à 2,4 mm pour la femelle, de 1,5 à 2,0 mm pour le mâle) et de forme cylindrique. Il est de couleur brun noirâtre plus ou moins uniforme, ou brun jaunâtre, avec des poils courts et dispersés. Les élytres présentent de minuscules renflements, semblables à des granules, à l’apex et près de leur ligne de séparation. Ces granules sont absentes à la déclivité, soit à la courbure des élytres. Le pronotum (ou prothorax) et la tête occupent près du tiers de la longueur totale. La tête n’est pas visible du dessus. Quant aux larves, elles sont blanc rosée, cylindriques, sans pieds et légèrement arquées.

Les jeunes adultes hivernent ou entrent en diapause à l’intérieur du bois. Ils sont collés les uns contre les aux autres au fond des galeries larvaires. Ils émergent d’avril à août avec des périodes de vol plus prononcées de la fin juin à la mi-juillet. Une fois fécondée, la femelle creuse une galerie de pénétration très étroite (1 mm) à travers l’écorce. Cette galerie pénètre généralement à une profondeur allant de 0,6 cm à 3,8 cm, dans une direction qui varie selon les essences. Elle peut posséder des embranchements en nombre également variable. Ces embranchements se terminent par un élargissement ayant un peu la forme d’une feuille. Il s’agit de la chambre larvaire dans laquelle la femelle dépose en moyenne une quarantaine d’œufs. C’est dans ces cavités que les larves se développent en se nourrissant en commun du mycélium d’un champignon transporté par la femelle : Ambrosiella sulfurea. Ceux-ci sont déposés sur une mixture de sciure et d’excréments. À partir de là, ils se développent à l’intérieur des galeries, les colorant en brun ou en noir. Si le champignon n’est pas consommé, il bouche parfois la sortie des galeries emprisonnant les larves qui s’y trouvent. Comme la ponte s’étale sur plusieurs semaines, des larves de taille différente occupent la même galerie ou les diverses galeries qui constituent le nid.

Le cycle évolutif de l’insecte dure environ 10 semaines. Il y a une ou deux générations par année. À la surface de l’écorce, on peut voir de très petits bâtons de sciure légèrement compressée, semblables à des cure-dents, qui sont produits par l’activité de forage des femelles. Les galeries sont généralement exemptes de saletés. Les orifices de pénétration sont circulaires, ont une bordure noire et un diamètre d’environ 1 à 3 mm. Les galeries très étroites et l’élargissement terminal en forme de feuille permettent de distinguer cette espèce des autres scolytes du bois.

Les arbres attaqués voient leur feuillage jaunir, puis brunir et se flétrir complètement. Ils meurent lors d’attaques sévères. X. saxeseni a la réputation d’avoir une préférence pour les arbres déjà très affaiblis ou stressés, par exemple par la maladie, des blessures externes ou une sécheresse prolongée. Il infeste également les billes au sol. Les galeries qu’il creuse peuvent provoquer des infections fongiques. Elles compromettent la qualité du bois.

Autres informations

Dans le groupe des scolytes à ambrosia, c’est l’insecte le plus répandu. Mais dans certaines régions, il semble surtout constituer une menace pour les arbres ornementaux et les arbres fruitiers (abricotiers, cerisiers et pruniers). Seule la femelle est en mesure de voler. C’est donc elle qui part à la recherche d’un hôte propice à la reproduction. Heureusement pour l’espèce, les femelles sont beaucoup plus nombreuses que les mâles, le ratio femelle/mâle atteignant parfois 15 pour 1.

X. saxeseni est répandu dans l’aire de distribution du sapin Douglas dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique et il profite des perturbations naturelles comme les chablis et le verglas. Au Québec, on a mis en évidence une augmentation des populations de X. saxeseni dans les secteurs du sud de la province touchés par l’important verglas de 1998. C’est aussi l’insecte le plus fréquent dans les forêts endommagées par la tempête de vent de 1999 en France. Cependant, l’insecte n’est pas considéré comme un ravageur d’importance économique.

Au Canada, il est reconnu, entre autres, comme un ravageur du micocoulier à feuilles étroites, une plante répertoriée parmi les espèces menacées et qui se retrouve uniquement dans l’extrême sud de l’Ontario.

Publications du Service canadien des forêts

Xylebore épineux

Informations sur les hôtes

Pinus sylvestris

Hors du Canada

Betula sp., Carpinus betulus, Castanea mollissima, Fagus sylvatica, Populus tremula, Quercus petraea, Quercus robur, Tilia cordata

Hôte(s) principal(aux)

Douglas vert, Érable à Giguère, Érable à sucre, micocoulier rabougri, noyer noir, orme d'Amérique, peuplier deltoïde de l'Ouest, pin, pruche de l'Ouest, sapin gracieux

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