Rouille des aiguilles du pin

Rouille des aiguilles du pin -
  • Nom latin : Coleosporium asterum (Diet.) Syd.
  • Nom anglais : Needle rust of pine
  • Division : Basidiomycota
  • Classe : Uredinales
Description

Micro-habitat(s)

Distribution

Partout au Canada

Maladie commune dans toute l’aire de répartition des essences hôtes au Canada.

Dommages, symptômes et biologie

La présente rouille provoque une décoloration des aiguilles de pin et la chute d’un certain nombre d’entre elles. En cas d’infection grave, elle peut causer une certaine réduction de la croissance apicale, mais entraîne rarement la mort des arbres. En règle générale, seuls les arbres relativement petits, soit de 8 à 10 pieds de hauteur, sont touchés et seules les aiguilles gravement infectées tombent prématurément, entraînant une réduction de l’élaboration de substances nutritives et, par conséquent, de la croissance et de la valeur marchande des arbres de Noël. Des attaques combinées de la rouille et d’un insecte qui feraient mourir les nouvelles pousses pourraient toutefois entraîner la mort de semis.

Le Coleosporium asterum est une rouille macrocylique qui produit cinq stades sporifères. Le premier stade, qualifié de pycnidien, se manifeste au début du printemps sous la forme de petites gouttelettes orange sur les lésions des aiguilles de pin infectées au cours de l’automne précédent. Le stade écidien, marqué par la formation de cloques blanches en forme de colonnes sur les aiguilles, suit à la fin du printemps ou au début de l’été. Ces cloques se rompent et libèrent des écidiospores orange qui, disséminées par le vent, vont infecter les feuilles des hôtes alternants (asters et verges d’or). Tout au long de l’été, le champignon produit sur la face inférieure des feuilles des hôtes alternants des urédiospores, petites masses orange en forme de coussins qui assurent l’amplification de l’infection et sa propagation à d’autres hôtes alternants. Plusieurs générations de ce stade peuvent se succéder au cours de l’été. À la fin de l’été, des téliospores se forment sur la face inférieure des feuilles des hôtes alternants, germent et produisent des basidiospores. Disséminées par le vent, les basidiospores réinfectent les aiguilles des hôtes primaires, sur lesquelles le champignon hiverne.

Les aiguilles de l’année qui sont infectées tard en automne meurent habituellement et tombent l’été suivant. Dans certains cas, elles demeurent attachées à l’arbre pendant trois à cinq ans. L’infection provoque rarement la mort de l’hôte, car les aiguilles de l’année sont touchées à la fin de l’automne, une fois la croissance achevée. Toutefois, une infection grave se prolongeant sur plusieurs années consécutives et accompagnée d’un facteur de stress additionnel, comme la sécheresse, peut réduire la croissance et la vigueur de l’hôte et même compromettre sa survie. Les arbres moins vigoureux sont plus vulnérables aux attaques des insectes, comme les scolytes (Ips spp.), et aux maladies, comme le pourridié-agaric (Armillaria ostoyae (Romagn.) Herink).

Lorsque la défoliation se répète sur plusieurs années consécutives, la valeur marchande des arbres dans les plantations d’arbres de Noël et d’arbres d’ornement peut être réduite. En pareil cas, l’application d’un fongicide homologué contre cet agent pathogène est recommandée. L’élimination des hôtes alternants sur une bande de 300 mètres autour des plantations confère également une certaine protection contre l’infection.

Publications du Service canadien des forêts

Rouille des aiguilles du pin

Informations sur les hôtes

Principalement le pin gris, le pin rouge et le pin sylvestre, occasionnellement le pin rigide; diverses espèces d’asters (Aster spp.) et de verges d’or (Solidago spp.) constituent les hôtes alternants.

Comme la plupart des rouilles infectant les arbres, le Coleosporium asterum a besoin de deux espèces végétales hôtes non apparentées pour boucler son cycle vital. Ses hôtes primaires ou écidiens sont le pin tordu latifolié, le pin gris et le pin sylvestre. Ses principaux hôtes alternants ou téleutosporiens sont diverses espèces d’asters et de verges d’or, mais la reine-marguerite et l’herbe à gomme commune sont également sensibles à cette maladie.

Hôte(s) principal(aux)

Aster, pin gris, pin rouge, pin tordu latifolié

Photos
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