Chancre cytosporéen de l’épinette

Chancre cytosporéen de l’épinette - Inoculation, au lab
  • Nom latin : Leucostoma kunzei Sacc.
  • Nom anglais : Canker disease of spruce
  • Division : Ascomycota
  • Classe : Diaporthales
  • Synonyme(s) : Cytospora kunzei Sacc.
Description

Micro-habitat(s)

Tronc

Distribution

Partout au Canada

Partout au Canada.

Dommages, symptômes et biologie

Chez l’épinette, la plupart des chancres cytosporéens sont causés par des champignons indigènes qui sont des pathogènes plutôt faibles. Ils peuvent provoquer des déformations, un dépérissement, une réduction de croissance et parfois la mort. Les chancres sont des lésions localisées des tiges et des branches et sont habituellement causés par des champignons.

Les chancres causés par ce champignon ne sont pas apparents et causent peu ou pas de déformation de l’écorce. Des branches moribondes sont habituellement les premiers symptômes observables, mais l’infection se propage souvent au tronc de l’arbre sur lequel elle produit de gros chancres. La maladie se caractérise par une exsudation abondante de résine blanche, parfois bleutée, qui se solidifie souvent sur les chancres ou qui dégouline le long des branches.

Il est pratiquement certain que les arbres dont le tronc présente des chancres finiront par mourir. En revanche, les chancres présents sur les branches peuvent entraîner une déformation limitée, mais ne pas compromettre la survie de l’arbre.

Le champignon est disséminé par les spores qui exsudent des fructifications (pycnides) qui sont incrustées dans l’écorce de l’hôte infecté. Les conidies sont disséminées par la pluie et probablement par des insectes et des oiseaux qui entrent en contact avec l’exsudation de résine. Le champignon peut également se disséminer par des ascospores, mais ce type de fructification est rarement observé.

Le champignon hiverne sur les zones chancreuses de l’écorce.

La dispersion des spores dépend de l’humidité, de la pluie, du vent et des insectes. Le pathogène commence par former une masse d’hyphes (stroma) dans l’écorce tuée dès la première année. L’année suivante, l’expansion du pathogène dans l’écorce produira des stromas contenant des pycnides rayonnantes qui aligneront leur ostiole en un point central au centre du stroma. Lorsque le tout est mouillé, une vrille gélatineuse orangée, chargée de conidies, est expulsé du point central. Bien que la dispersion puisse se faire durant toute la saison de croissance, c’est au printemps que la production de conidies est maximale. La germination des conidies se fait entre 20 et 35°C, bien que la température de germination et de dispersion optimale soit vers les 27°C. Finalement, les périthèces se forment dans la masse d’hyphes sous écorce. Ils ont une forme d’outre et leur long cou converge en un disque central de couleur noire.

La dispersion se fait principalement par l’impact des gouttes d’eau sur les stromas. Cela explique la remontée graduelle du pathogène dans la cime.

Autres informations

Il n'y a pas d'interventions dans la forêt.

 En milieu urbain, la maladie est fréquemment observée sur l’épinette bleue du Colorado. Puisque que l'agent pathogène attaque de préférence les arbres d'ornement soumis à des conditions environnementales ou climatiques rigoureuses, il est recommandé de palier aux stress hydriques en arrosant les arbres affectés. De plus, il faut couper les branches qui présentent des aiguilles rougies. Il faut prendre soin alors de nettoyer les sécateurs entre chaque coupe afin de minimiser l’inoculation par les outils de coupe. Une fertilisation équilibrée est également recommandée afin de redonner de la vigueur à l’arbre. Finalement, les fongicides à base de cuivre peuvent prévenir l’infection, mais l'application doit être répété après chaque pluie.  Ce travail doit être confié à des professionnels formés dans ce domaine.  

Ce champignon attaque toutes les espèces indigènes et exotiques d’épinettes et de mélèzes ainsi que certains autres conifères, notamment le pin blanc. La maladie peut être observée chez toute épinette d’ornement, mais elle n'est que rarement, voire jamais présente dans les forêts naturelles d’épinettes.

Publications du Service canadien des forêts

Chancre cytosporéen de l’épinette

Informations sur les hôtes

Hôte(s) principal(aux)

Épinette, mélèze, mélèze laricin

Photos
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